Adan Zeb

Ce projet s’établit sur l’Ile de Loisirs
de Cergy Pontoise.
Cet espace est bordé par l’Oise (2), et toutes les activités sont
tournées vers les étangs (8). J’ai souhaité
aménager une friche (6) de deux
structures immersives.

Contemplation et cérémonie. L’axe majeur (1) et sa dalle sont le socle d’un point de vue sur l’Ile de Loisir, mais aussi, le point de départ d’une descente lente vers elle. La taille de cette descente induit un nombre d’arrêts importants toujours propices à la contemplation.
Introduction à la promenade. Depuis la dalle se dessine cette introduction, visuellement ou physiquement elle s’impose, et avec elle une promenade fortement suggérée.
Une entrée monumentale. La fin de cette introduction arrive, pourtant elle marque le paysage depuis le départ, cette passerelle de Dani Karavan s’imprime et contraste fortement avec la suite de la promenade autour des étangs.

L’Ile de Loisir est scindée en deux parties. Une première est vouée aux activités nautiques, à la baignade et aux sports, tandis que la seconde au nord, s’oriente sur un rythme plus lent, une promenade. Cette partie comporte trois chemins, un principale au centre, continuité de la descente, ainsi que de chemins bordant respectivement l’étang et l’Oise. Ces trois chemins découpent alors toute la parcelle nord en deux. Une partie contemplative face à l’étang entre, puis une seconde entre le chemin principal et l’Oise: la friche.

L’idée de ce projet est d’aller contre la tendance monumentale (passerelle) et cérémonielle (la descente) en réduisant l’intervention sur la friche à un balisage comme introduction.

Dans l’hostilité de cette friche cette structure s’apparente à un objet insulaire. Tant abris, que terrasse, elle répond aux besoins des différents usagers. Une structure salvatrice pour usagers perdus dans l’immensité ou bien intermède pour aventuriers amateurs, galvanisés par une première approche hors des sentiers battus.
Au calme, à l’orée d’un bois, cette structure permet un véritable retrait. Le temps n’y a pas sa place les maîtres mots y sont immersion et contemplation. Le toit des structures est incliné à 5%. Cette inclinaison permet un écoulement de l’eau en excès vers la végétation poussant contre la structure.