Ateliers St Laurent

L’Église St Laurent, désacralisée est destinée à être investie par des artistes: Delphine Lecamp, Angélique Lecaille et Samir Mougas, comme ateliers. Chacun d’entre eux à une pratique particulière, du travail de l’acier sculpté au graphite en passant par le travail de la céramique, chaque atelier doit être en adéquation avec elles.

Il est question ici de requalification de l’Église. Qu’est ce qui caractérise l’Église? De quelle manière l’appréhendons nous? Quelle lecture avons-nous de l’espace?

Les attitudes et habitudes d’appréhension sont contemplatives et dictées par l’organisation spatiale. Une seule entrée et celle ci est axée sur une démarche cérémonielle. L’idée est de rompre avec c/ ses habitudes pour valoriser et marquer l’intervention qui doit être la nouvelle identité. C’est à dire que les ateliers ne doivent pas être vu par le prisme de l’église et celle ci ne doit être considérée simplement comme une hôte.

L’entrée dans le lieu est alors reconsidérée. Elle se fait par la sacristie. L’appréhension est progressive, la hauteur sous plafond augmente avec l’avancé dans l’espace, cette sensation d’immensité est alors inscrite dans la progression. C’est un premier moyen de perturbation dans la lecture de l’église.

L’atelier de Delphine Lecamp est un atelier qui est progressif. L’organisation spatiale est établie du stockage vers la réalisation. Les dernières phases de production sont alors proche de la sortie de l’atelier afin de faciliter la sortie des œuvres.

Angélique Lecail dispose d’un atelier sur deux niveaux. Un premier dispositif qui s’apparente à une scénette permet une pratique du dessin en hauteur. Cette scénette accueille des établis mobiles. Leurs mobilités permet de dégager une importante surface au sol pour la pratique de la sculpture.

Implanté à une sortie importante des ateliers, Samir Mougas a besoin d’un atelier mobile et rempli de stockage, de points d’affichage. La mobilité souhaitée pour son atelier devient une solution pour envisager son atelier comme espace de transit des œuvres. Entrée et sortie sont plus facilement gérées grâce à ce caractère. L’atelier est doté d’une porte extensible en acier, elle favorise un dégagement important de place mais aussi une fois fermé un point d’affichage de grande taille.

Vue sur les ateliers depuis l’espace de vie commune
Immersion. Proposition de nouvelle expérience spatiale – Vers le stockage commun.

Coupe longitudinale 1/100

Coupe 1/50 – Atelier de Samir Mougas (à gauche) et atelier d’Angélique Lecail (à droite)
Coupe technique 1/20 – Atelier de Delphine Lecamp